Plaies, ulcères et mortalité (plaies 5, 6 et 10)

     Les plaies 5, 6 et 10 seraient les conséquences des plaies précédentes. L'augmentation de l'humidité et de la température aurait conduit au pullulement de nombreux insectes et parasites. 

La mouche "Stomoxys Calcintrans" serait à l'origine de la mort du bétail. Cette espèce mesure 6 à 8 mm de long et ressemble à une mouche domestique puisque sa trompe rigide s'avance horizontalement et qu'elle possède quatre bandes sombres sur le thorax :

M. Malloy, spécialiste en affaires sanitaires internationales, et M. Marr, expert au Service sanitaire de la ville de New York, attribuent aussi l'origine de la plaie 5 (la mort du bétail) à un moucheron, le "Culicoïdes Canithorax", capable de transmettre deux virus vecteurs de la maladie africaine du cheval et de la maladie de la langue bleue, qui touchent tous les animaux domestiques mentionnés (chevaux, ânes, chameaux, bœufs et chèvres et moutons).

Par ailleurs, il existe une autre possibilté. Il s'agirait de la peste transmissible par de petits insectes comme les moucherons ou moustiques .

L'augmentation du nombre de cadavres et la baisse du niveau d'hygiène favorisent ainsi le pullulement d'insectes dans cette région. En conséquence, le risque de prolifération et de contamination par des agents pathogènes est décuplé.

Les ulcères, constituant la 6ème plaie, seraient apparus par le développement de miasmes. La leishmaniose, maladie transmise par un parasite, ici, le phlébotome, moustique de petite taille aurait entraîné de graves lésions à la peau. Ce miasme est transmissible à l'homme et au bétail par les moustiques. De plus, la dégradation des conditions sanitaires entrainerait une augmentation du risque de contamination et les mouches et moustiques profiteraient des nombreux cadavres en décomposition pour pulluler, formant ainsi un cercle vicieux.

La dixième plaie est la mort des premiers nés. Les hommes, tout comme le bétail, auraient développé des maladies telles que la leishamionse. Cette dernière aurait ainsi entraîné la mort des hommes. Cette période se caractériserait donc par une hausse soudaine du taux de mortalité. Pendant l'Antiquité, les premiers nés étaient les héritiers, la génération future sur laquelle toute la famille comptait. La Bible, longtemps transmise à l'oral, aurait alors insisté sur la mort des premiers nés, plus importants aux yeux de la famille que les autres enfants dont la mort n'aurait pas retenu l'attention de ceux qui ont transmis ce texte oralement avant qu'il ne soit écrit.


Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site